Vie municipale

30/08/2016

Les réservistes militaires permettent de faire face à la simultanéité des opérations et d’accroître la capacité des forces à durer en renforçant les unités d’active en particulier lors des pics d’activité (opération Sentinelle, plan Vigipirate, crises sur le territoire national, intempéries, services d’ordre public lors d’évènements majeurs, protection de bases navales, de ports d’intérêt vitaux et d’installations sensibles…) Ils apportent aussi leur expertise et expérience dans des spécialités professionnelles peu communes ou particulièrement utiles (risques environnementaux, infrastructure, communication, armements…). Quel que soit leur statut dans le secteur civil (salarié, agent de la fonction publique, artisan, profession libérale…), ces réservistes opérationnels servent, selon leurs compétences et leur spécialité, dans le domaine opérationnel ou dans le domaine du soutien, en unités,  dans les états-majors, les établissements ou les administrations centrales sur le territoire national et sur les théâtres d’opérations extérieures, et se voient confier les mêmes missions que les militaires d’active.

La réserve opérationnelle est constituée de deux niveaux RO1 et RO2 (voir la vidéo d’explication) :

la réserve opérationnelle de 1er niveau ou d’emploi (RO1), qui est composée de volontaires, avec ou sans expérience militaire préalable, ayant souscrit un Engagement à servir dans la réserve (ESR). Elle est totalement intégrée aux armées.

la réserve opérationnelle de 2e niveau ou de disponibilité (RO2), qui regroupe, sous un régime de contrainte, tous les anciens militaires issus de l’armée d’active, dans la limite des cinq années suivant la cessation de leur état de militaire. Actuellement, le rappel de cette catégorie de réservistes n’est envisageable que dans des circonstances exceptionnelles.

L’actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit un appel renforcé à la réserve, notamment en matière de protection de territoire national, fondé sur un accroissement des jours d’activité (de 25 à 30 jour par homme et par an) et une augmentation du nombre de réservistes (de 28 000 à 40 000 réservistes opérationnels, dont 24 000 pour l’armée de terre, soit 60% des effectifs).

Dans son discours du 27 mars 2015, prononcé à l’occasion de la journée nationale du réserviste, le ministre de la défense a clairement fixé le cap : « 1000 réservistes opérationnels, dès 2019, déployés chaque jour pour participer à la protection du territoire ».L’armée de terre contribuera à hauteur de 800 réservistes par jour, soit 80% de l’engagement des réserves sur le territoire national.

S’engager dans la réserve militaire, c’est :

– vivre une expérience personnelle et humaine exaltante, enrichissante et valorisante.

– vouloir contribuer, en tant que citoyen, à la sécurité de son pays.

– s’intégrer dans une nouvelle communauté, celle des réservistes au sein de la communauté de défense,

– acquérir une expérience professionnelle et d’autres compétences (une capacité d’adaptation, de management et de motivation d’équipe, d’évaluation, de synthèse, de décision, d’arbitrage, une aptitude à la gestion du stress et du risque, les notions d’esprit d’équipe, de dépassement de soi, de disponibilité, de respect de la hiérarchie…)

– se créer un autre réseau, celui des militaires d’active mais aussi celui d’autres camarades de réserve qui viennent d’horizon très différents et portent les mêmes valeurs de dévouement.

– devenir militaire, devenir l’égal de son camarade d’active, partager le même sens de l’engagement opérationnel, être doté des mêmes qualités physiques, morales et professionnelles.

> Comment  intégrer la réserve militaire ?

> Télécharger la  plaquette d’information et le  dossier de presse sur la réserve militaire

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